Paris en mai... fait ce qu'il te plait!


Un petit week end sympa à Paris pour visiter, visiter, visiter et se promener...





















 "moulé-troué" d'Edouard François

Hôtel Fouquet's sur les champs











Une expo très sympa et surprenante, la Force de l'art

http://www.laforcedelart.fr/02/


L’oeuvre de Bruno Peinado occupe un espace découvert situé exactement au centre de la Géologie blanche, mais aussi de la nef du Grand Palais. En l’apercevant de loin, volumineuse, brillante, depuis la ruelle qui nous conduit à l’intérieur de l’exposition, notre regard est attiré par cette structure biomorphique qui respire et reflète son entourage comme dans un miroir.

Sans titre, Silence is Sexy, présentée par l’artiste pour la première fois en 2004 dans la cour vitrée de l’ENSBA de Paris, est une boule qui se dégonfle et se regonfle à un rythme régulier. Son titre, ou plutôt son sous-titre, suivant l’habitude de Peinado à laisser les champs d’interprétation de ses oeuvres ouverts, fait référence à l’album homonyme du groupe expérimental allemand Einstürzende Neubauten, sorti en 2000.

Par sa forme minimaliste et impénétrable, et en même temps organique, sensuelle, intégrant et déformant la réalité environnante, Sans titre, Silence is Sexy, est une oeuvre très représentative de la manière d’opérer de cet architecte de la résistance douce. On y retrouve son goût pour les hybridations, le détournement et la fusion des styles et des références cultures, son penchant pour les jeux linguistiques. Sans titre, Silence is Sexy est, à la fois, une oeuvre conceptuelle, un signe hautement signifiant, un concentré d’images et de sens et une présence sensible, une sculpture qui invite le spectateur à une expérience éphémère.

[V. Th.]














































"Pour La Force de l’Art 02, Philippe Mayaux propose un espace dans lequel plusieurs oeuvres de format divers traitent sans ambages de l’absurdité et du ridicule de la condition humaine. Évoluant au son des mouches qui volent, symbole de l’oisiveté et, si on se réfère à la tragédie de Jean-Paul Sartre, de l’inexorable liberté d’exister, le spectateur se retrouve face à des « portraits » qui, par les jeux de miroir, le renvoient à sa propre vanité. 

Succèdent ainsi à une représentation viscérale de la famille originelle, incluant sous la forme de trois peintures, des portraits du père, de la mère et du fils mais taillés dans des boyaux (Come to Daddy, Kiss me Mammy et Play with me Fredy, 2009), des rats, engagés dans une chasse au trésor éperdue et ridicule (L’interaction forte, 2008), un dessin, figurant le plan d’une cathédrale future uniquement composée d’os (L’édifice os, 2009), ou encore la sculpture d’un crâne en « pétrole » qui rit hystériquement de la situation (KIRI noir, 2009). 

Dans un autre espace, des mains mécaniques brandissent et agitent des panneaux revendicatifs (Les agitateurs, 2008). Malgré leur effort conjugué, la diversité des revendications rend compte d’une pluralité de personnalités qui, sans parvenir à s’accorder, répètent en vain le désir de voir leurs utopies devenir réalité. 

[M. A.]"




Alors que le printemps vient de débuter, Le Gentil Garçon nous propose de demeurer encore un peu dans l’hiver en nous invitant à célébrer avec lui Le Triomphe de la neige. En penchant dans un espace dont les parois sont ajourées de centaines de découpes en forme de cristaux de glace, chacune des découpe étant unique, tout comme dans la nature. Sans cette première structure, le visiteur découvre un igloo réalisé avec les cristaux soustraits aux parois. Si l’extérieur se présente comme une architecture savamment construite et rigoureusement symétrique, tout comme un cristal de glace géant, à l’intérieur, les flocons, emboîtés les uns dans les autres sont plutôt d’aspect chaotique et désordonné.

Que l’on se situe dedans ou dehors, le regard s’immisce et se heurte à l’enchevêtrement des vides et des pleins. Réverbérante et translucide, la couleur blanche des parois des deux structures gigognes devient le lieu d’une multitude de jeux de lumières et d’ombres et, au centre de l’igloo, un bonhomme de neige, armé de sa traditionnelle carotte orange, accueille le spectateur, miroir dérisoire et précaire de l’homme qui se protège tant bien que mal de la sauvage nature. Le Triomphe de la neige est un temple dédié à Mère-nature et dont le dieu se révèle être, avec humour et légèreté, celui qui hante l’imaginaire de nos enfants à chaque fin d’année.

[M. A.]






























réalisation de l’architecte scénographe Philippe Rahm



















Merci grand frère...

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